Qui suis-je ?

Emmanuel Boucherot, apiculteur indépendant dans l’Hérault.

 

Le choix d’une reconversion en apiculture

Licencié économique en 2017, ayant travaillé ces 20 dernières années dans le domaine de l’informatique en tant qu’infographiste, ce coup du sort a été l’occasion d’une remise en question professionnelle. Fils d’agriculteurs, ayant grandi dans une ferme perdue dans les montagnes du Diois, l’envie d’un « retour aux sources » s’est fait ressentir et m’a fait me décider à me reconvertir dans l’agriculture, et plus spécifiquement dans l’apiculture.

Pourquoi l’apiculture ?

Élever des abeilles n’était pas une évidence au départ, mais en travaillant au contact d’un ami apiculteur, Thierry Pucheu, dans l’Aude, j’ai appris à aimer cet insecte fascinant et passionnant. Mais également : parce qu’on travaille au contact de la nature et des plantes, parce qu’on participe à sauvegarder l’environnement, et parce qu’il est possible de pratiquer une apiculture bio, responsable et respectueuse sans nécessairement « exploiter » les abeilles. Enfin, la dernière raison, et qui n’est pas des moindres : j’adore le miel.

Les débuts

J’ai donc passé le reste de l’année 2017 puis 2018 à me former auprès de Thierry. Nous avons formé des essaims pour que je puisse démarrer mon activité. J’ai investi le reste de mes économies et ai pu me lancer en récupérant des ruches qu’un ami apiculteur, Jean-Pierre Bodont, m’avait gentiment cédé. Enfin, mon père a pu m’aider à financer ce que je ne pouvais pas supporter de plus économiquement parlant, notamment la création et l’équipement d’une miellerie.

 

Premiers miels

J’ai pu commencer à récolter mes premiers miels courant 2018 : un miel toutes fleurs de printemps, un miel de garrigues, un miel de châtaignier et un miel de metcalfa. Une petite production, mais prometteuse.
Je tiens mes ruches éloignées des grandes monocultures (tournesol, colza, etc…) et des zones potentiellement soumises aux pesticides. Mes cires sont biologiques et les ruches ont été traitées à la peinture écologique.